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Title

Le bien-être à l’école, au croisement du sexe et de l’ethnicité

Authors
Presented at Inégalités entre sexes dans la famille, à l’école et au travail : approches comparées. Fort-de-France (France) - 28-30 octobre 2014 - . 2014
Abstract Parmi les différents phénomènes explicatifs utilisés pour analyser les parcours scolaires, le bien-être, c’est-à-dire l’évaluation subjective de la qualité de vie dans le contexte scolaire est souvent considéré dans la littérature comme un élément secondaire. Or, nous avons ainsi pu montrer (Fouquet-Chauprade, sous presse) qu’en contexte ségrégué l’effet du ressenti des discriminations sur les aspirations est médiatisé par le bien-être scolaire et nous avons émis l’hypothèse qu’un niveau de bien-être élevé permet de compenser de forts ressentis de discrimination. Par ailleurs, la perspective intersectionelle (Creenshaw, 1989) a montré que les rapports sociaux de sexe, de classes et d’origine ethnique forment un système où ils s’entrecroisent de manière dynamique et inextricable (Kergoat, 2009). Nous avons alors choisi d’envisager le bien-être en croisant les variable sexe d’une part et ethnicité. Nous avons formulé l’hypothèse que le bien-être scolaire était significativement plus élevé chez les garçons que chez les filles en milieu ségrégué alors que les enfants d’origine maghrébine. 35% des garçons maghrébins terminent leur école de base avec au plus le brevet des collèges, quand c’est le cas de 15% des filles maghrébines, 15% des garçons sans origine migratoire, et 10% des filles Brinbaum et Kieffer (2009). La partie empirique de cette communication repose sur 1350 questionnaires passés auprès de collégiens de 6ème et de 3ème scolarisés dans les établissements parmi les plus ségrégués des académies de Bordeaux et Créteil (Fouquet-Chauprade, 2011). Les questionnaires ont été systématiquement administrés à tous les élèves de six établissements dans les deux degrés concernés. Les élèves étaient interrogés sur leurs conditions de scolarisation, leur expérience du racisme et des discriminations, leurs réseaux d'amitiés, etc. La mesure du bien-être scolaire est inspirée de l'indicateur défini par Konu et Rimpelä (2002). Il s’agit d’un indicateur composite rendant compte de différentes dimensions constitutives du bien-être scolaire (Fouquet-Chauprade, 2013 ; sous presse). L’analyse des résultats s’avère en réalité plus complexe. Plus que la variable sexe, c’est bien la combinaison sexe/ ethnicité qui produit des résultats significatifs. En effet, on peut constater que les garçons maghrébins reconstruisent une culture dominante en milieu ségrégué, ce qui leur permet une revalorisation. De plus, grâce au système de genre, que nous définissons comme un rapport social de pouvoir du groupe des hommes sur le groupe des femmes, qui institue des normes de sexe différenciatrices et hiérarchisantes leur donne à penser que, quels que soient leurs résultats scolaires, ils peuvent estimer qu’ils on intrinsèquement des ressources pour s’en sortir et, en particulier.
Keywords Ségrégation scolaireEthnicitéGenreBien-être scolaireIntersectionnalité
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Structures
Research groups Groupe genevois d'analyse des politiques éducatives (GGAPE)
Groupe relations interculturelles et formation des enseignants (GRIF-GE)
Citation
(ISO format)
FOUQUET-CHAUPRADE, Barbara, COLLET, Isabelle. Le bien-être à l’école, au croisement du sexe et de l’ethnicité. In: Inégalités entre sexes dans la famille, à l’école et au travail : approches comparées. Fort-de-France (France). 2014. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:88633

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Deposited on : 2016-11-02

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