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Retour d’expérience énergétique sur le quartier des Vergers à Meyrin (Genève) - Rapport intermédiaire

Authors
Publication Genève, 2020
Description 76 p.
Abstract L’écoquartier des Vergers est un projet ambitieux qui s’inscrit dans la ligne de la politique énergétique du canton de Genève, dont l’objectif est de réduire l’empreinte carbone du parc immobilier. Les 33 bâtiments du quartier sont labélisés Minergie A ou P et sont connectés à un réseau de chaleur alimenté par une pompe à chaleur centralisée de 5 MWth, ce qui constitue la pompe à chaleur la plus puissante du Canton. L’Université de Genève, sous mandat des Services Industriels de Genève, de la Ville de Meyrin et de l’Office Cantonal de l’énergie, effectue un retour d’expérience sur ce quartier pour une période de 4 ans. Ce rapport intermédiaire présente les résultats obtenus à mi-mandat après la collecte de 2 ans de mesures. Le focus est mis sur un aspect de ce retour d’expérience, à savoir la demande thermique et électrique des bâtiments du quartier. Pour des raisons de disponibilité des données, l’évaluation des besoins thermiques annuels se fait sur la partie du quartier raccordée au réseau de chauffage à distance depuis le 1er octobre 2018. Pour les 23 bâtiments du périmètre, l’énergie soutirée au réseau de chauffage à distance est de 5.9 GWh, dont au moins 3.6 GWh sont attribués au chauffage et 1.9 GWh à l’ECS. En extrapolant au quartier complet, on obtient une demande de à 9.7 GWh. Ceci est proche de l’estimation faite initialement lors du dimensionnement du concept énergétique. Une forte disparité de demande thermique est observée entre les bâtiments, puisque les besoins totaux pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire varient de 32 kWh/m2.an à près de 110 kWh/m2.an. Les besoins mesurés sont ensuite comparés avec les besoins théoriques. Seule une minorité des bâtiments ont une demande pour le chauffage proche de la demande théorique du justificatif thermique et le plus énergivore a une demande trois fois supérieure. Parmi les 15 bâtiments pour lesquels les valeurs théoriques sont disponibles, environ la moitié a un indice de dépense de chaleur inférieur à la valeur admissible pour la période d’étude. De plus, le seuil de 150% de l’indice de dépense de chaleur admissible est dépassé pour 2 bâtiments, ce qui pourrait conduire à la réalisation d’un audit énergétique si cette tendance persiste. La demande de chaleur moyenne pour la préparation d’ECS s’élève à 26.1 kWh/m2.an ou 1’220 kWh/hab.an, représentant en moyenne 41% de la demande totale de chaleur du bâtiment. Ces valeurs sont inférieures à la moyenne d’un benchmark effectué sur des bâtiments résidentiels collectifs genevois ainsi qu’à la demande correspondante à la norme SIA. Des disparités sont cependant observées entre les bâtiments. Il semblerait qu’une corrélation existe entre la consommation et le propriétaire/régie, et donc potentiellement la conception et la régulation choisie pour les systèmes d’ECS. A partir des factures d’électricité, une analyse de la consommation de 14 bâtiments montre que les ménages privés et les services des communs d’immeubles consomment moins que la moyenne genevoise. Pour les ménages, la consommation moyenne est de 1.9 MWh/an.logement aux Vergers alors qu’elle est de 2.3 MWh/an.logement pour le résidentiel collectif genevois. Ceci montre que les ménages sont équipés d’appareils électriques performants. Quant aux communs d’immeuble, ils consomment en moyenne 1.14 MWh/an.logement, soit presque moitié moins que la moyenne genevoise qui se situe à 1.94 MWh/an.logement. De plus, un bilan électrique plus détaillé est effectué sur 8 bâtiments pour lesquels les répondants ou propriétaires ont accordé l’autorisation d’accéder aux courbes de charge de production électrique de la centrale solaire photovoltaïque. Des indicateurs de performance tels que le taux de couverture solaire et le taux d’autoconsommation sont comparés pour deux typologies de valorisation : le regroupement d’autoconsommateurs et la valorisation uniquement pour les services des communs d’immeuble. En général, les taux d’autoconsommation sont proches des valeurs attendues pour la première typologie, avec des valeurs allant de 40% à 70%. De plus, la production photovoltaïque permet dans ce cas de couvrir environ un tiers des besoins d’électricité du bâtiment. Pour la seconde typologie (communs d’immeuble), les taux d’autoconsommation sont très faibles, de l’ordre de 2%. Ces valeurs viennent du fait que, pour les exemples étudiés, la centrale solaire est connectée aux allées du bâtiment dont la consommation électrique des communs d’immeuble est la plus faible. Cela minimise donc grandement le potentiel d’autoconsommation. Dans la suite de ce retour d’expérience, l’attention sera principalement portée sur les aspects du projet qui n’ont pas encore été traités dans ce rapport, à savoir : (i) le bilan énergétique de l’ensemble de la chaîne de production, distribution et utilisation de la chaleur, (ii) la pertinence de la concurrence entre la production centralisée et décentralisée par pompe à chaleur et (iii) l’aspect économique du projet.
Keywords Pompe à chaleurChaleur à distanceMinergiePhotovoltaïque
Full text
Report (Published version) (4.6 MB) - public document Free access
Structures
Research groups Systèmes énergétiques
ISE Pôle Sciences
ISE Energie
Citation
(ISO format)
SCHNEIDER, Stefan et al. Retour d’expérience énergétique sur le quartier des Vergers à Meyrin (Genève) - Rapport intermédiaire. 2020 https://archive-ouverte.unige.ch/unige:147702

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Deposited on : 2021-01-20

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