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Laissons la lionne tuer la gazelle. Droits des animaux, prédation, devoir d'assistance et défense d'un tiers

Published inPhilosophiques, vol. 38, no. 2, p. 439-464
Publication date2011
Abstract

Lors d'un safari, vous apercevez une lionne sur le point d'attaquer une gazelle. Or, vous êtes un partisan des droits des animaux. La gazelle a le droit de vivre, donc vous estimez devoir la sauver des griffes du félin. Toutefois, sauver la gazelle signifie violer le droit de la lionne de subvenir à ses besoins. Que vous sauviez la gazelle ou que vous laissiez la lionne la manger, il semble que vous soyez moralement condamnable. Certains estimeront que cette situation est absurde et qu'elle est due à l'attribution de droits aux animaux. De ce fait, nous ne devrions pas leur en attribuer. Le présent article tente d'expliquer pourquoi nous ne devons pas intervenir dans les cas de prédation chez les animaux sauvages (1) sans que cela ne mène à des conséquences absurdes en regard d'une théorie des droits des animaux (2) sans que cela ne soit problématique pour le devoir d'assistance à personne en danger généralement accepté et (3) tout en étant en accord avec, au moins, une théorie de la défense d'un tiers.

Keywords
  • Droits des animaux
  • Prédation
  • Devoir d'assistance à personne en danger
  • Défense d'un tiers
Citation (ISO format)
CASSEGRAIN, Bertrand. Laissons la lionne tuer la gazelle. Droits des animaux, prédation, devoir d’assistance et défense d’un tiers. In: Philosophiques, 2011, vol. 38, n° 2, p. 439–464. doi: 10.7202/1007459ar
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Technical informations

Creation08/27/2012 9:42:00 AM
First validation08/27/2012 9:42:00 AM
Update time03/14/2023 5:39:39 PM
Status update03/14/2023 5:39:39 PM
Last indexation01/16/2024 12:08:44 AM
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