Doctoral thesis
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Les chromosomes plumeux de Xenopus laevis et de plusieurs hybrides du genre Xenopus

ContributorsMuller, Werner
Number of pages55
Imprimatur date1976-11-08
Abstract

Première partie:

Un milieu permettant la préparation des chromosomes d'ovocytes a été élaboré pour Xenopus laevis. Le suc nucléaire, plus consistant que celui des Urodèles se laisse moins facilement liquéfier. L'addition directe de formol dans le milieu contribue à la dissolution de ce suc.

Les chromosomes plumeux de Xenopus laevis ont les mêmes structures fondamentales que les chromosomes plumeux typiques: boucles, chromomères, sphères, télomères, granules axiales et structures terminales. Ils sont à peu près huit fois plus courts que ceux de Triturus cristatus.

Une carte des chromosomes plumeux de Xenopus laevis a été dressée. Elle permet l'identification des chromosomes (à l'exception des chromosomes XII et XIII qui demeurent malaisés à différencier).

Les caractères principaux des chromosomes plumeux et leur variabilité ont été décrits. Aucune corrélation entre leur longueur et le nombre de chiasmata par bivalent n'a été trouvée. Les chiasmata montrent une distribution distale au stade observé. Plus les chromosomes sont courts, plus la localisation des chiasmata est terminale.

Deuxième partie:

Les chromosomes provenant d'ovocytes de femelles hybrides ont été analysés.

Les hybrides des sous-espèces de X. laevis ne possèdent que des bivalents. Le nombre de chiasmata est néanmoins différent dans certaines combinaisons hybrides.

Les hybrides des espèces possèdent des univalents et des bivalents. La plupart des bivalents sont formés par des chromosomes semblables, mais quelques bivalents hétérologues sont reconnus.

Les nombres de bivalents et de chiasmata sont rapportés. Le nombre de bivalents varie entre 0 et 2 pour le plupart des combinaisons hybrides. LG, VG et PG comptent davantage (entre 4 et 18); BM et MB en ont respectivement 3 et 5.

Le petit nombre de chiasmata par bivalent formé laisse supposer une hétérogénéité partielle des partenaires d'un bivalent.

Etant donné que le nombre de bivalents dans un ovocyte hybride révèle la relation de parenté des deux espèces concernéee, les résultats présentés contribuent à éclaircir les relations systématiques restées vagues jusqu'à présent au sein du genre Xenopus.

Il en résulte que "X.l. borealis" est séparé du X. laevis Rassenkreis, séparation qui rejoint la conclusion de Tymowska et Fischberg (1973). Toutes les espèces analysées sont des espèces bien définies, à l’exception des sous-espèces de X. laevis (laevis, petersi, victorianus).

Une approche des relations systématiques des espèces analysées de Xenopus est représentée d'une façon schématique.

Des ovocytes polyploïdes ont été trouvés chez quelques hybrides diploïdes. Cette polyploïdisation est due à une réduplication entière de tous les chromosomes et la duplication supplémentaire se situe vraisemblablement pendant l'ovogenèse, au moment où les ovogonies deviennent ovocytes.

La potentialité évolutive de ces ovocytes pourrait mener à la création d'espèces polyploïdes nouvelles; à ce sujet, deux hypothèses sont émises. Il s'agirait d'espèces allopolyploïdes, puisque leur origine débute avec une hybridisation.

NoteTravaux du Département de biologie animale ; vol. 22, no 648
Citation (ISO format)
MULLER, Werner. Les chromosomes plumeux de Xenopus laevis et de plusieurs hybrides du genre Xenopus. Thèse, 1976. doi: 10.13097/archive-ouverte/unige:195004
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Technical informations

Creation04/08/2026 10:22:44
First validation04/08/2026 12:40:56
Update04/08/2026 12:40:56
Status update04/08/2026 12:40:56
Last indexation04/08/2026 12:40:57
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