Différents traitements de surface ont été mis au point et proposés ces vingt dernières années, afin d’obtenir une surface rugueuse. Il s’agit soit de traitements additifs, soit soustractifs.
Par moyen soustractif, on entend un traitement érosif mécanique et/ou chimique. Ainsi, la surface peut être traitée par sablage, par mordançage (attaque acide) ou par l’association de ces deux procédés. Cela permet d’obtenir une rugosité moyenne (2-3μm) capable de favoriser l’adhésion, la prolifération et la différentiation cellulaire. Exemples : SLA, TiOblast, Osseotite, TiUnite.
Ce procédé augmente le pourcentage de contact os-implant (Buser et al., 2001).
Les moyens additifs modifient la surface d’un matériau en rajoutant un élément ou un revêtement de surface. De nombreuses méthodes physico-chimiques permettent de réaliser ces dépôts, comme par exemple les dépôts électrolytiques, par électrophorèse, par dépôt en phase vapeur. La technique la plus utilisée sur le titane reste le dépôt par projection de plasma, appelé TPS (Titanium Plasma Spray). Cette surface TPS permet une croissance et un ancrage mécanique osseux sur le titane plus important par rapport à un implant usiné (Piatelli et al., 1997 ; Bernard et al., 2003-2005).
Les revêtements d’oxynitrure de titane, déposés par PVD (Physical Vapour Deposition), sont également connus pour augmenter la prolifération des cellules osseuses de 50% par rapport à une surface sans revêtement, tout en maintenant un degré de différenciation élevé (Durual et al., 2010). Ces résultats se traduisent in vivo par une accélération de l’ostéointegration précoce d’implants endo-osseux en titane et en Cobalt-Chrome (Durual et al., 2013). Ces revêtements sont également bien connus pour leurs nombreuses qualités (résistance à l’usure abrasive, meilleure résistance à la corrosion, augmentation de la durée de vie, protection contre les allergies), mais leur but principal, dans la médecine dentaire, reste l’amélioration de la performance clinique du taux d’ostéointégration des implants endo-osseux dans des régions présentant de faibles quantités et qualités osseuses.
Etant donné l’importance qu’on apporte aux états de surface en médecine dentaire, il nous a paru judicieux d’analyser l’adhérence au substrat des oxynitrures de titane déposés par PVD.
Le but de ce mémoire est donc de tester l’adhérence de trois revêtements différents sur des vis en titane : le nitrure de titane (TiN), le dioxyde de titane (TiO2) et l’oxynitrure de titane (TiNO).
La méthodologie, ainsi que les résultats issus de ce travail serviront à de futurs essais. Ces derniers seront effectués sur de vrais implants dentaires en titane, issus de la société Straumann©.