Cette étude explore les facteurs multidimensionnels influençant le regret de la maternité, un sujet peu étudié et encore tabous. En s'appuyant sur les théories de l'auto-détermination, de l'auto-efficacité, de l'attachement, des émotions et d’autres études sur le sujet, il a été possible d’identifier cinq variables principales : la dépression, la perception des compétences parentales, la perception des comportements de l'enfant, les styles d'attachement et la conscience intéroceptive. L’objectif était de comprendre comment ces variables interagissent et influencent le vécu et le regret maternel.
Les participantes, composées de 49 mères âgées en moyenne de 33,5 ans avec enfants de 0 à 6 ans, ont répondu à un questionnaire composé de plusieurs outils validés. Les analyses ont révélé des corrélations significatives entre la majorité des variables, mais un manque de lien avec la dépression, probablement dû à des scores moyens faibles. La perception des compétences parentales s'est avérée être le principal prédicteur du regret, confirmant l’importance des théories de l’auto-efficacité et de l’auto-détermination. La conscience intéroceptive, bien qu'innovante, n’a montré qu’une influence indirecte.
Les résultats soulignent l’importance de développer des interventions ciblées pour soutenir les mères, notamment via des programmes renforçant l’efficacité parentale et des exercices pour développer la conscience intéroceptive. Les implications pratiques incluent des approches pour mieux préparer les futures mères aux réalités parentales.
Bien que limité par la taille de l’échantillon et le manque de variabilité des données, ce travail contribue à la recherche sur un sujet sensible, peu investigué et ouvre des perspectives pour des recherches futures.