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Agressivité chez les filles adolescentes: pertinence théorique et clinique de l'application du modèle de la mentalisation

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Defense Thèse de doctorat : Univ. Genève, 2011 - FPSE 495 - 2011/12/13
Abstract Les filles ont le plus souvent été exclues des études scientifiques portant sur l'agressivité à l'adolescence. La préoccupation autour de la "délinquance juvénile" reste importante et on assiste actuellement à une augmentation de l'inquiétude concernant les filles qui seraient impliquées dans ces actes, bien que les statistiques officielles montrent qu'en Suisse (OFS, 2007) les actes délictueux recensés sont restés stables ces dernières années. Les théories explicatives formulées par les politiques publiques et par les recherches scientifiques dans le domaine, font appel à des phénomènes et des contextes socio-économiques particulièrement complexes. Les processus psychologiques en jeu chez les garçons ont classiquement été rattachés aux vécus de maltraitance, aux conditions de socialisation et d'attachement ainsi qu'à la qualité d'empathie. A travers le modèle développemental de la mentalisation (Fonagy, 2003, 2002), ce travail donne sens à ces phénomènes sociaux et psychologiques dans une population de filles, en s'appuyant sur les concepts d'attachement et d'empathie en particulier. L'empathie est la part observable de la fonction symbolique plus large appelée "mentalisation". L'hypothèse principale postule que les filles qui manifestent des conduites agressives ont des prédispositions à risque ainsi qu'une qualité d'attachement insécure qui sont modérées par un défaut d'empathie. Afin de tester cette hypothèse, des entretiens semi-structurés ont été effectués avec 70 adolescentes de 13 à 17 ans, présentant des troubles du comportement pour le groupe clinique, et ne présentant pas ces difficultés pour le groupe contrôle. Les résultats montrent que le faible degré d'attachement et d'empathie influencent de manière significative le degré d'agressivité, en particulier lorsque ces variables sont considérées ensemble. Ainsi, les filles qui n'ont pu développer un attachement suffisamment sécure et qui manifestent de faibles capacités d'empathie, présentent plus d'agressivité que les autres. En conséquence, l'étude relève l'importance de la mentalisation dans l'agressivité et plus largement dans la construction psychique de soi. Ces données viennent appuyer celles rapportées par les théoriciens de la mentalisation vis-à-vis d'autres pathologies et ouvre de nouvelles pistes d'intervention avec des populations de filles adolescentes.
Keywords AgressivitéAdolescenceGenreMentalisation
Identifiers
URN: urn:nbn:ch:unige-181607
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COTTINGHAM, Emily. Agressivité chez les filles adolescentes: pertinence théorique et clinique de l'application du modèle de la mentalisation. Université de Genève. Thèse, 2011. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:18160

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Deposited on : 2012-01-23

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