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Title

Rôle de l'interférence basée sur la similarité dans le traitement des structures linguistiques complexes: les relatives objets

Author
Caverzasio, Céline
Director
Denomination Maîtrise universitaire en logopédie
Defense Maîtrise : Univ. Genève, 2011
Abstract Dans le cadre de cette recherche, nous nous intéressons aux facteurs jouant un rôle dans le traitement des relatives objets (RO) chez les enfants et, plus précisément, à l’importance de la similarité des syntagmes nominaux (SN) présents dans la relative. Notre étude a été réalisée à Genève en avril 2009 auprès de 15 enfants de deuxième enfantine (Moyenne d’âge = 6 ans) et 15 enfants de première primaire (Moyenne d’âge = 6.9 ans). L’expérience était individuelle, composée de 24 items et de 12 fillers (items de remplissage). Les items étaient divisés en trois catégories : les RO avec deux SN de même nature, les RO avec l’objet pronominalisé et des RO avec le sujet pronominalisé. Nous avons présenté à nos participants des RO comprenant deux SN soit de même nature soit de nature différente. Dans le second cas, l’objet ou alors le sujet de la phrase était pronominalisé. Notre expérience s’est basée sur les résultats trouvés dans l’étude de Friedmann, Belletti et Rizzi (2009). Lors de leurs expériences faites auprès d’enfants, les auteurs ont constaté que les RO étaient plus facilement comprises si elles contenaient deux SN de nature différente. Dans le cadre de notre étude, nous nous attendions alors à ce que les enfants éprouvent plus de facilité face aux phrases composées de SN de nature différente, tout comme nous pensions que les enfants de deuxième enfantine obtiendraient un taux de réponses correctes inférieur à celui des enfants de première primaire. Or, les résultats obtenus ne nous permettent pas de confirmer nos hypothèses. En effet, contrairement à ce que nous pensions, nous constatons que les enfants, aussi bien ceux de première primaire que de deuxième enfantine, obtiennent un taux de réponses correctes plus élevé lorsqu’ils sont confrontés à des phrases contenant deux SN de même nature. Une analyse plus détaillée démontre que les enfants de deuxième primaire ont un taux de réponses correctes plus élevé lorsque le sujet de la phrase, et non l’objet, est pronominalisé. Le même constat n’a par contre pas pu être fait auprès des enfants de première primaire. D’autre part, une analyse des erreurs démontre que les enfants produisent plus d’erreurs de référents syntaxiques que de référents lexicaux. Nos résultats n’ont pas permis de valider nos hypothèses de départ. Cela nous a amenées à remettre en question la notion de similarité présentée par Friedmann et al. (2009). Nous avons donc essayé d’expliquer les failles de cette théorie en nous basant sur des résultats trouvés par d’autres auteurs (Goodluck, 2010 ; Reali & Christiansen, 2007 ; Donkers & Stowe, 2005 ; Warren & Gibson, 2002).
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Structures
Research group Psycholinguistique
Citation
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CAVERZASIO, Céline. Rôle de l'interférence basée sur la similarité dans le traitement des structures linguistiques complexes: les relatives objets. Université de Genève. Maîtrise, 2011. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:16664

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Deposited on : 2011-07-19

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